REPENSER LE DEVELOPPEMENT NUMERIQUE DE L’AFRIQUE

Boris Djamen
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La majeure partie des pays développés et plus encore ceux qui ont connus leur ascendant dans cette dernière décennie ont connu un ascendant grâce au développement de leur industries et au développement de leurs relations extérieures facilité en grande partie par les évolutions numériques ; ceci dit, grâce au fait que ces derniers ont suivi un sentier d’expansion qui connaît aujourd’hui un véritable boom avec l’arrivée des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ( NTIC)  des robots et des nouvelles formes de marchés étendues à tous les continents, il y a de réelles possibilités qui s’offrent en termes d’expansion.

Aujourd’hui, ces nouvelles avancées offrent aussi aux pays africains la possibilité d’entrer dans cette danse du développement économique. Les décideurs africains et les entreprises doivent trouver le bon équilibre afin de faire prospérer et désirer l’impact des NTIC dans leur économie et leur faire profiter de ces nouvelles avancées.

Toutes fois, les nouvelles politiques qui semblent souvent porteuses de nombreux espoir de croissance ne sont pas toujours porteuses de croissance et développement attendus ; les géants de la technologie et les grandes entreprises ont pour objectif premier la recherche du profit et non la satisfaction des usagers encore plus des usagers étrangers ; dans ce contexte leur démarche s’inscrit dans une dynamique de possession de nouveaux marchés, D’où la question de savoir si les nouvelles technologies ne représenteront pas au final pour l’Afrique une prise de marché et une nouvelle forme de colonisation ?

En effet, il est question aujourd’hui pour les penseurs et les leaders politiques et d’opinions en Afrique d’étudier la question de la révolution technologique et numérique en Afrique. Ainsi, quel est l’impact de la technologie sur l’évolution au sens large de la société Afrique ?

L’observation de ces dernières années de l’avancée du numérique dans le montre une pénétration croissante du numérique dans le secteur Africain, leur évolution et la poussée technologique s’applique à tous les domaines mais n’est toutes fois pas intégré à tous les secteurs de l’économie Africaine. L’optimisme de nombreuses personnes face au numérique semble toutes fois un peu trop osée en effet, cet optimisme devrait être revu ou tempéré parce que les nouvelles technologies sont encore très peu accessibles à une majorité du continent

Cette dernière observation relève ainsi le premier point de discussion qui est celui du numérique et de l’éducation.

En effet, l’exposition en Afrique et au numérique ces dernières années s’est faite par pour la plupart par les smart phones et les téléphones mobiles connectées dont l’utilisation se résume pour la plupart aux réseaux sociaux. Il est Clair que ce cas représente une réelle évolution en termes de communication, seulement le potentiel de démocratisation de la technologie numérique ne doit pas être surestimé sur un continent qui se trouve encore du mauvais côté de la fracture numérique. Les statistiques montrent qu’en 2014, environ 70 millions de personnes sur le continent africain étaient en possession d’un téléphone portable (sur une population totale de 1,2 milliard) dont environ 60 % étaient des smartphones (“DFM 2014 Spotlights African Co-production and Distribution” 2014). Une étude récente de Tele Geography (une étude internationale sur les télécommunications rm) montre que si l’Internet dans de nombreuses régions d’Afrique est encore plus lent qu’en Occident, et limité par un taux de pénétration plus faible par rapport au reste du monde, la capacité de la bande passante augmente plus vite que partout ailleurs dans le monde (Tshabalala 2015). Les câbles sous-marins à large bande, comme le Sea Cable System (Seacom), le Eastern Africa Submarine Cable System (EASSy) et le West Africa Cable System (WACS) ont contribué à multiplier l’accès de l’Afrique à la bande passante internationale de 20 fois en seulement cinq ans. Les entreprises de télécommunications en Afrique ont travaillé sur les technologies d’accès sans fil à large bande afin de rendre l’internet accessible à l’ensemble de la population. Cette infrastructure Internet qui s’améliore rapidement attire la demande des investisseurs. Les débits sans fil se sont améliorés et leur coût devient plus abordable, du moins pour les 300 millions d’Africains classés en tant que classe moyenne. L’accent a été mis sur l’accès aux smartphones sur le continent, en tant que moyen optimal et le plus efficace d’accéder à la technologie numérique. Entre 2014 et 2015, l’utilisation des smartphones en Afrique a presque doublé, puisqu’en 2015, il y aurait eu au moins 130 millions de smartphones sur le continent, un chiffre qui devrait atteindre 350 millions d’ici 2017 et 500 millions d’ici 2020 (“New Start-ups Target Continent’s 300mstrongMiddleClass… “2015).

Ainsi, il est question d’étudier la contribution sur l’éducation en termes de développement de nouvelles filières et de fourniture de talents. Cette révolution numérique influence elle de façon conséquente notre système éducatif. Somme nous ou serons-nous à même de développer des pôles technologiques tels que observées au Nigéria dans le domaine de la production cinématographique avec NOLYWOOD ; cet exemple pourrait-il être étendu aux autres secteurs et aux autres pays et sous quelles conditions ??  Ces questions peuvent être multiples et étendues de façon diverses

 

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