CAMEROUN: LA STRATEGIE NUMERIQUE FACILITTE LES TRANSACTIONS MONETAIRES ON-LINE

Depuis le début de cette année, le Cameroun arrive à l’échéance du Plan stratégique Cameroun numérique 2020. A cet effet, depuis le 31 Mars 2019, l’interopérabilité des paiements électroniques via téléphone mobile est effective au sein de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette nouvelle étape dans le développement de l’économie numérique de la sous-région est une aubaine pour ce pays qui depuis 2016 met à l’œuvre sa stratégie numérique. En effet, en 2018, c’est plus de 5 700 milliards de Fcfa qui circulaient via mobile en zone CEMAC (agence APA).

C’est en fait toute l’économie numérique qui gagne en attractivité. Selon un rapport du ministère des Postes et télécommunications du Cameroun (MINPOSTEL), en 2018 le pays compte «près de 3 000 startups du numérique». Elles opèrent dans tous les secteurs : administration, banque, santé, éducation, culture et agriculture. Ce dynamisme est à mettre sur le compte du fort esprit entrepreneurial d’une nouvelle classe d’entrepreneurs. Ceux-ci ont réussi à développer leurs startups grâce à leur ingéniosité, mais aussi grâce à l’appui d’initiatives privées portées par de véritables ambassadeurs de l’entrepreneuriat tel que Rebecca Enonchong, Tony Elumelu, Total (Startupper de l’année) ou Orange. Ces initiatives privées (incubateurs, outils de financement participatif ou concours) et les réseaux sociaux ont grandement contribué à cet essor.

De véritables écosystèmes (Silicon Mountain) et entreprises s’y sont développés. On peut citer en exemple Arthur Zang et son Cardiopad (santé), Olivier Madiba avec Kiroo Games (jeu vidéo), Churchill Mambe avec Njorku (plateforme d’emplois), mais aussi de grand talent tel que Nji Collins (Gagnant du Google Code 2016). Comme nous le renseigne Maxime Jong de la tribune Afrique paru le 15 mars 2019, Pour développer des chaînes de valeur intégrées au sein des écosystèmes du numérique, le gouvernement camerounais s’est engagé à créer 20 incubateurs d’appui aux startups, 3 clusters et une zone franche industrielle pour la production d’équipements tech d’ici 2020 (PSEN). Pour y arriver, il prévoit injecter 2 milliards de Fcfa pour les incubateurs, 3 milliards pour les clusters, et 3 autres milliards pour une zone franche (PSEN). Il entend également promouvoir le développement des applications locales et mettre sur pied une aide aux entreprises d’assemblage d’équipements TIC au Cameroun. Pour ce faire, il prévoit injecter respectivement 500 millions de Fcfa et 1,7 milliard d’ici 2020 (PSEN). En comparaison, les projets de cité technologiques devraient mobiliser 10 milliards de dollars pour la Silicon Savannah au Kenya et plus de 280 millions de dollars pour une «cité innovante» au Rwanda.

 

Références

https://afrique.latribune.fr/think-tank/tribunes/2019-03-15/cameroun-une-strategie-numerique-qui-ambitionne-de-rendre-l-economie-plus-inclusive-mais-peine-a-s-imposer-tribune-810644.html.

Next Post

REPONSE COVID-19, LA BEAC INTERVIENT

 La pandémie de 19 qui frappe le monde actuellement interpelle et expose tous les continents à des situations économiques dangereuses pour la survie des économies. Spécialement pour les pays Africains pour lesquels le secteur industriel est peu développé et dépendant fortement des échanges avec l’extérieur. Il serait donc important de […]

Abonnez-vous